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II. Réacteurs à neutrons rapides (RNR) Les réacteurs de cette filière ne ralentissent pas les neutrons. En conséquence, il n'y a pas de modérateur. Pour le combustible, on utilise soit le plutonium comme matière fissile mélangé à de l'uranium naturel ou appauvri soit l'uranium enrichi. D'ordinaire, un réacteur à neutrons rapides est constitué d'un c|ur proprement dit où se trouve le mélange fissile-fertile de plutonium et d'uranium sous forme d'oxydes mixtes (Mox) et d'un entourage du c|ur, une couverture, composée seulement de matière fertile. Comme caloporteur, un réacteur rapide utilise le sodium liquide en dépit du fait que le sodium présente le gros inconvénient de s'enflammer en présence de l'air et d'exploser en présence de l'eau. Pour essayer de diminuer le danger, un réacteur rapide comporte deux circuits sodium et d'un circuit eau-vapeur. Le deuxième circuit sodium, non radioactif en l'absence de fuite sur le primaire, communique la chaleur au circuit eau-vapeur. Si l'on excepte les assemblages critiques et de petits réacteurs de recherche, trois réacteurs rapides ont été construits en France : Rapsodie, 40 MWth (Cadarache), Phénix, 233 MWe net (Marcoule) et Superphénix, 1200 MWe net (Isère). Rapsodie (en cours de démantèlement) et Phénix sont entrés respectivement en service en 1967 et 1973, avant même les premiers grands réacteurs à eau pressurisée. En 2000 Superphénix est en processus de mise a l’arrêt définitif. Projet European Fast Reactor (EFR) Le projet EFR a été lancé officiellement en 1989 comme une initiative de coopération internationale, avec la participation du consortium d'électriciens EFRUG (European Fast Reactor Utilities Group) comprenant entre autres EDF, mais aussi le consortium de constructeurs EFR-Associates dans lequel on trouve Framatome/Division Novatome et le regroupement d'organismes de recherche et développement comprenant le CEA. L'objectif était de créer un réacteur qui pourrait dans l'immédiat participer à la gestion des déchets et, à long terme, assurer une source d'énergie [EFRA 93]. Après dix ans d'étude, les chercheurs avaient développé la conception d'une chaudière nucléaire qui, selon Jean-Claude Lefèvre, pourrait équiper une centrale commerciale (1500 MWe ) et se conformer "aux règles de sûreté les plus récentes." Cependant, parce que l'énergie ne manque pas en Europe actuellement, les producteurs d'électricité ont décidé, à la fin de 1998, de geler le programme EFR. La phase consistant à proposer un projet détaillé ne pourra donc pas être lancée dans un avenir proche. [RGN, iii-iv.99]. Néanmoins, certaines études sur de futurs RNR sont poursuivies dans des cadres différents, tels que celui du projet français Capra. Réacteurs de la 4ème génération – en développement La France est membre du Forum International de la 4ème
Génération, créé en 2000 à l'initiative du Département américain de
l'Energie, afin de collaborer à la recherche et au développement de réacteurs
d'avant-garde, qui commenceront à fonctionner réellement aux alentours
de 2040. En 2002, le Forum a choisi 6 sortes de réacteurs sur lesquelles
concentrer son travail : le “Gas-cooled Fast Reactor” (GFR : réacteur
refroidi au gaz), le “Very-High Temperature Reactor (VHTR : réacteur à
très haute température), le “SuperCritical-Water-cooled Reactor” (SCWR
: réacteur refroidi à l'eau supercritique), le
“Sodium-cooled Fast Reactor (SFR :
réacteur refroidi au sodium), le
“Lead-cooled Fast Reactor” (LFR : réacteur refroidi au plomb)
et le “Molten Salt Reactor” (MSR : réacteur aux sels fondus). --actualisé le 31 janvier 2009 --traduction: Laurienne Bernard-Mazure Copyright © by Yggdrasil 2001-2007; Copyright © by EcoPerspectives 2008-2009
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