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V. Chaufferies des navires militaires Les chaufferies des sous-marins français sont toutes de type à eau pressurisée. Elles appartiennent à trois générations, chacune est, ou était, représentée par un prototype à terre situé à Cadarache. Réacteur à boucles Le prototype est le Prototype à terre (PAT). Les principaux composants sont réunis par des tuyauteries formant des boucles dans lesquelles des pompes forcent la circulation de l'eau réfrigérante. Les sous-marins lanceurs de missiles de type Redoutable sont équipés de réacteurs à boucles. Réacteur compact ou intégré Le précurseur est la Chaufferie avancée prototype (CAP). Ce réacteur, développé par Technicatome intègre le couvercle de cuve et le générateur de vapeur. La circulation naturelle assure la réfrigération du c|ur. Les sous-marins d'attaque de type Rubis sont équipés de ces réacteurs. Chaufferie K15 ou réacteur nouvelle génération Le prototype est le Réacteur nouvelle génération (RNG), qui incorpore une partie de CAP, partiellement démantelé. Ce réacteur est de type compact mais plus puissant que les réacteurs de la deuxième génération. Le Triomphant, sous-marin lanceur de missiles de nouvelle génération sera propulsé par ce réacteur et le porte-avions Charles-de-Gaulle sera équipé de deux de ces mêmes réacteurs adaptés [CEARa 93 et 94]. Les sous-marins, comme les autres réacteurs à eau pressurisée, génèrent des déchets actifs tels que les résines échangeuses d'ions utilisées pour la décontamination du réfrigérant primaire des réacteurs, cette eau après filtration et les déchets liés aux opérations de maintenance. Les combustibles irradiés, qui n'ont pas été retraités et qui sont destinés à rester longtemps dans l'installation de stockage Cascad à Cadarache, devraient être également considérés comme des déchets [voir CDRPC 94].
Réacteur d'essais à terre (RES) Le CEA conçoit actuellement un nouveau prototype à terre, que l'on nomme maintenant simplement " réacteur d'essais à terre " (RES). Le but assigné au RES est l'irradiation et l'homologation du combustible de façon aussi efficace que possible à terre, mais aussi la formation des équipages, l'expérimentation de concepts innovants, et la réservation de capacités pour le développement et l'adaptation progressive à d'éventuels autres prototypes ou applications. Depuis 1999, on pense que le réacteur sera probablement, soit 1) un REP dérivé des réacteurs équipant le Charles de Gaulle, avec de nombreuses adaptations, soit 2) "une enceinte métallique partiellement immergée dans une piscine de grande taille." Tous les projets semblent indiquer qu'il y aura une divergence vers le milieu de l'année 2006. A l'origine, le réacteur servira de prototype pour les réacteurs qui doivent être utilisés dans la gamme de sous-marins nucléaires d'attaque Barracuda, prévus pour un avenir proche. Ces réacteurs devraient tenir compte, entre autres, des considérations suivantes : la reconduction du concept de réacteur compact; l'augmentation de la durée de vie des coeurs jusqu'à dix ans d'activité entre rechargements; la "limitation de l'utilisation d'uranium enrichi à teneur élevée" - l'utilisation de l'uranium commercial sera favorisée-; une réduction du délai nécessaire pour le rechargement de cinq à trois mois; et, pendant le chargement en combustibles, le remplacement d'éléments individuels sélectionnés, au lieu de celui de coeurs entiers. L'ouverture du chantier a eu lieu en 1997 [RGN iii-iv.99 ; défi ii.99 ; CEAR 97].
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