BASSE-NORMANDIE CHERBOURG Objet : construction de bâtimentsType : arsenalLocalisation : au bord de la Manche mais au milieude la ville de Cherbourg (Manche) Exploitant : Direction des constructions navalesMatières manipulées : plutonium, uranium, tritiumL’arsenal a fabriqué les coques des sous-marins nucléaires lance-engins (SNLE) et des sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) ; a effectué les refontes du Tonnant et du Terrible ; et démantèle les SNLE retirés du service. Un projet de plan particulier d’intervention pour Cherbourg, expédié par la poste en mai 1986 à Didier Anger, conseiller régional de Basse-Normandie, et cité par lui, note que les risques à Cherbourg pouvaient « provenir de deux installations différentes : --les réacteurs de puissance, adaptés à la propulsion navale ; --les installations associées à terre, situées dans la partie nord-est de l’arsenal (zone du Homet) qui comprend des ateliers, des installations de stockage de combustible neuf ou irradié (piscine), des installations de stockage d’effluents liquides et gazeux » [Anger 94]. La zone du Homet est un ensemble industriel autour du grand bassin du Homet. Pour permettre la construction à Cherbourg des SNLE-Nouvelle Génération (NG), la DCN a y construit de nouvelles nefs, comprenant l’atelier "Préfabrication lourde" pour l’assemblage des sections de la coque et l’atelier "Construction assemblage" pour l’achèvement des sous-marins; la DCN a réalisé une plate-forme de mise à l’eau des sous-marins; et a effectué le dragage du port militaire [Barrillot 99]. Technicatome a réalisé les études de démantèlement des chaufferies nucléaires. La Direction des constructions navales de Cherbourg est responsable de la mise en oeuvre des opérations de démantèlement Le Redoutable est revenu à Cherbourg en octobre 1991. Pendant une première tranche de travaux de près de deux ans, la DCN a débarqué le coeur et l’a stocké dans la piscine de l’atelier réacteur, a démantelé le réacteur au niveau II, a séparé la tranche du sous-marin contenant le réacteur du reste du sous-marin, l’a rendue étanche, et l’a entreposée sous abri, sur un terre-plein de l’arsenal (zone du Homet). Le terre-plein a été aménagé pour recevoir dix tranches réacteur. Le statut « d’installation nucléaire de base» ne peut être retiré tant que l’activité du réacteur reste supérieure à 1000 Ci, ce qui demande plus de 10 années. Donc, après environ 15 ans, une deuxième tranche de travaux interviendra. Le démantèlement au niveau III sera achevé ; et les déchets remis à l’Andra ou, suivant les recommandations de la CEE, remis dans le domaine public [Flot v-vi.93 ; STXN 93]. Le Terrible, Le Foudroyant, et Le Tonnant ont été retirés du service en 1996, en 1997, et en 1999 respectivement, et ils subissent les mêmes procédures que Le Redoutable. En 1999 les chaufferies du Foudroyant et du Tonnant étaient déclassées au niveau 1 [Barrillot 99]. Selon Didier Anger, « il existe des autorisations de rejets, quasi confidentielles : pour les liquides, dans la grande rade, 111 milliards de becquerels pour les bêta, gamma hors tritium et 370 milliards pour le tritium par an, et en fonctionnement dit normal » [Comba viii.95]. |