BASSE-NORMANDIE CENTRE DE STOCKAGE DE LA MANCHE (CSM) III. LES DÉCHETS RÉCEPTIONNÉS Les déchets réceptionnés proviennent, selon l’Andra, du CEA (20.0%), de la Cogéma (35.0%), de l’EDF (35.1%), et de sources diverses (9.9%). L’Acro calcule que les déchets d’origine militaire "représentent environ 40% de l’activité alpha stockée et 43% de l’activité en plutonium présente sur le site" [Acro 99]. Pour l’enquête publique en 1985, l’Andra a évalué l’activité des déchets à la réception à la hauteur de 382 000 GBq alpha et 41 000 000 GBq beta/gamma. En 1987, après consolidation d’un inventaire et pour une réunion de la Commission de surveillance du CSM, l’Andra a évalué l’activité, toujours à la réception, à 431 000 GBq alpha et 46 500 000 GBq beta/gamma. Quant au tritium, l’Andra a présenté un chiffre global de 898 017 Gbq en 1995; en 1997, 1 270 000 GBq. Selon le dossier de 1995 soumis par l’Andra pour le passage en mode de surveillance du CSM, les autorités ne possèdent pour la période de 1969 à fin 1984 " que des informations manuscrites sous forme de bordereaux établis par les producteurs ou sous forme de cahiers d’arrivage et de stockage au CSM ". Même dans les années quatre-vingt-dix, la vérification du contenu des colis ne se faisait pratiquement que sur papier. " Le dossier Andra ne contient aucune indication sur le nombre de vérifications par méthodes destructives, les seules permettant de connaître réellement le contenu d’un colis " [Wise 95a]. Entre 1969 et 1976 il n’y avait pas de limite pour le contenu des déchets en émetteurs alpha. De 1976 à 1985 les limitations étaient " volontaires " [Wise 95a]. La règle fondamentale de sûreté (RFS I.2), qui fixe des objectifs de sûreté pour les centres de stockage de surface, n’est entrée en vigueur qu’en 1985. --actualisé le 14 mai 2009 --traduction: Laurienne Bernard-Mazure Copyright © 2001-2007 Yggdrasil; Copyright © 2008-2009 EcoPerspectives
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