ILE-DE-FRANCE - GRANDE COURONNE CENTRE DE SACLAY VI. REJETSAutorisations Saclay est autorisé à rejeter chaque année les quantités d’effluents gazeux suivants: 555 000 GBq de tritium, 740 000 GBq de gaz hors tritium, 18,5 GBq de halogènes, et 37 GBq d’aérosols,et, pour ce qui concerne les effluents liquides : 7 400 GBq en tritium, 37 GBq en émetteurs bêta autres que le tritium, et 0.7 GBq en émetteurs alpha. Le Centre est actuellement engagé dans le renouvellement de ses autorisations de rejets. Les autorisations “s’appliquent à chacune des INB. Mais il s’agit aussi de mettre à jour l’autorisation globale du centre” [Rivasi 00]. Rejets actuels EFFLUENTS GAZEUX Pour ce qui concerne les effluents gazeux, peu de progrès ont été faits depuis 1995: Les rejets se chiffrent à 89 910 GBq en 1995 et 95 460 GBq en 1998 pour le tritium; 64 380 GBq en 1995 et 71 780 GBq en 1998 pour les gaz hors tritium-; 0,5 GBq en 1995 et 0,4 GBq en 1998 pour les halogènes; enfin 0,2 GBq en 1995 et 0,1 GBq en 1998 pour les aérosols. EFFLUENTS LIQUIDES L’évolution des rejets liquides est plus positive mais pas encore satisfaisante: 192,4 GBq en 1995 et 88,8 GBq en 1998 pour le tritium; 6,9 GBq en 1995 et 1,1 GBq en 1998 pour les émetteurs bêta autres que le tritium ; enfin moins de 0,2 GBq en 1995 etmoins de 0,1 GBq en 1999 pour les émetteurs alpha [Rivasi 00].. IMPACT SUR L’EAU L’étang Vieux reçoit les eaux pluviales et les effluents liquides du centre, qui sont acheminés par l’Aqueduc des mineurs. Selon le rapport de Mme Rivasi pour l’Office Parlementaire en l’an 2000, la radioactivité des sédiments de cet étang est “supérieure d’un facteur 1,5 à 2,5 à celle des sols du plateau de Saclay”.. En 1998, la Crii-Rad s’exprimait avec plus de vigueur. Indiquant que les étangs de Saclay sont classés à l’inventaire des Zones Naturelles d’Intéret Ecologique, Floristique, et Faunistique (ZNIEFF), l’association a déclaré que les étangs étaient pollués par des transuraniens et divers autres produits radioactifs et que “la contamination des sédiments [de l’étang Vieux] en plutonium est jusqu’à 400 fois supérieure au niveau dit ‘normal’” [Crii-Rad 98]. L’eau provenant du Centre circule des étangs jusque dans la rivière de la Bièvre, qui coule, maintenant par voie souterraine, à travers Paris et jusque dans la Seine. La demande d’autorisation de rejets présentée par le Centre en 1997-98 et reproduite par M. Birraux, faisait remarquer que “au niveau de la Bièvre, le radionucléide dont l’activité est la plus élevée est le tritium; toutefois sa teneur est inférieure au 1/100 de sa CMA eau” [Birraux 96, II, 64]. M. Claude Birraux a révélé que la nappe phréatique sous Saclay contenait une teneur en tritium plus élevée que la normale [Birraux 96]. “D’après les informations communiquées à la CLI, la contamination des eaux souterraines par le tritium n’aurait que peu diminué au droit de Saclay, depuis 1995” [Rivasi 00]. M. Birraux avait appris que “la contamination en tritium provient effectivement directement des activités actuelles” de Saclay [Birraux 96, I, 263]. |