ILE-DE-FRANCE--PETITE COURONNE BONNEUIL-SUR-MARNE Objet : production du combustibleType : usine et laboratoires Localisation : Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), près de Créteil Exploitant : Cerca Période d’exploitation :1957-1992 Matières premières : antérieurement uranium Cerca a installé à Bonneuil, en 1957, des laboratoires de recherche et un atelier pilote où elle étudiait la production du combustible d’uranium/aluminium [RGN xi-xii.85]. En 1961 Cerca a commencé la fabrication du combustible UNGG. L’année suivante, elle a créé un site industriel à Romans-sur-Isère. Depuis 1992 on ne manipule plus de matières fissiles à Bonneuil, mais en 1995 on y fait la sous-traitance mécanique. La société Cerca utilisait de l’uranium appauvri pour les besoins civils et militaires. Il est possible qu’une partie du travail se soit fait à Cerca-Bonneuil, mais les projets de grande envergure de Cerca sont effectués à Romans. Cerca-Bonneuil est le destinataire d’au moins trois importations d’uranium appauvri provenant des Etats-Unis (autorisation XUO8689 de la USNRC signée le 19 décembre 1989, autorisation XSOU8700 signée le 13 novembre 1990 et autorisation XSOU8703 signée le 1er février 1991). La première portait sur 65 kg d’un alliage d’uranium appauvri et de titane sous forme de cylindres minces, provenant d’Aerojet Ordnance Tennessee et destinés aux essais de propriétés mécaniques dans le cadre d’un projet de recherche et développement international. La deuxième portait sur 4 t d’UF4 appauvri destiné à être converti à Malvési et utilisé par la Cerca « pour la recherche métallurgique, utilisations militaires non-nucléaires », vraisemblablement pour les blindages des chars et pour les armes cinétiques. La troisième portait sur 75 t d’uranium appauvri destiné « à la fabrication de munitions ». En fait, ces 75 t ont été transmises à une autre société, la Sicn [Bernard 95], probablement parce que la Sicn avait déjà repris les activités dans le domaine de l’uranium appauvri effectuées antérieurement par la Cerca. En 1995 Cerca a décidé du démantèlement de ses
installations industrielles. En
2000, le démantèlement et l’assainissement avaient été achevés et 150 t
de déchets TFA avaient été expédiés à Cadarache. Une contamination en
uranium appauvri de quelques points de la dalle et dans les murs avait été évaluée
[Andra 00].
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