La France nucléaire: matières et sites

Mary Byrd Davis

 
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ILE-DE-FRANCE--PETITE COURONNE

CENTRE D’ÉTUDES DE LIMEIL-BRÉVANNES

ET VALENTON -- à l’arrêt

Objet/type : centre de recherche et développement militaires

Localisation : un terrain de 12,5 ha à 20 km de Paris, plus un terrain

voisin acheté en 1984 environ, à Limeil-Brévannes et Valenton (Val-de-Marne)

Exploitant : Direction des applications militaires

Période d’exploitation : 1955-1999

Matières manipulées : uranium ?, deutérium, tritium

En 1952 la direction des études et fabrications d’armements a implanté sa section atomique sur le site d’une ancienne batterie d’artillerie de Limeil-Brévannes. L’installation a été rattachée au CEA en 1959. Dans un premier temps, les chercheurs étudiaent l’amorçage de la bombe, et il est possible que, pour ce projet, ils manipulaient du plutonium [Obsan #4, ix.00].

Limeil était consacré essentiellement « aux recherches théoriques sur les charges nucléaires et au développement des moyens théoriques et expérimentaux nécessaires à leur étude (lasers et ordinateurs) » [Barrillot 91]. Au moyen de lasers, le centre étudiait les interactions laser-matière, y compris la fusion de confinement inertiel, de grand intérêt militaire.

Les moyens du centre comprenaient de puissants ordinateurs et des lasers de grande puissance notamment Phébus, inauguré en 1985. Le Centre utilisait le deutérium et le tritium pour les cibles des lasers. Les agents du centre manipulaient des radioéléments, notamment le tritium,dans un laboratoire des cibles [Limeil 77].

En 1996 le gouvernement a annoncé la fermeture définitive prochaine du Centre. Au début 1998 ne subsistait qu’une partie du département laser qui assurerait jusqu’en 1999 le programme prévu sur Phébus [CEARa 97]. Le centre a fermé vers la fin 1999.

DÉCHETS

Limeil est un des quatre centres de la Dam qui, selon l’Andra, génèrent « peu ou pas de déchets radioactifs » [CEAD 94]. Le mot exact serait plutôt peu que pas. Le rapport annuel 1977 du CHS de Limeil mentionne sous « Laboratoire de dosimétrie et de contrôle », le « contrôle de la contamination alpha, bêta » et le « contrôle de la contamination de surface en tritium »

--actualisé 18/8/01