LANGUEDOC-ROUSSILLON LE BOSC (LODÈVE, SAINT-MARTIN-DU-BOSC) Objet : extraction et traitement de minerai d’uranium Type : mines et usine de traitement de minerai Localisation : un terrain de 4 km2 au Bosc (Hérault) . Les installations sont situées au lieu-dit Saint-Martin-du-Bosc, au sud de la ville de Lodève Exploitant : Cogéma, Simo Période d’exploitation : 1975-1997 Matières premières : minerai d’uranium Capacité nominale : usine, 900-1 000 t/an d’uranium Production réelle : usine, en 1995, 500 t/an d’uranium
LE MAS D’ALARY Une mine à ciel ouvert, Le Mas d’Alary, a été exploitée par la Cogéma. L’exploitation, qui a débuté en 1978 et a mangé « la montagne et [un] village », est actuellement terminée [LeMo 6.vii.80]. Durant la seule année 1985, la mine a produit 1 000 000 t de minerai [InfoU i-ii.86]. LE MAS LAVAYRE Une mine souterraine, Le Mas Lavayre, a été exploitée par la Cogéma entre 1975 et 1997. Durant la seule année 1985, 340 000 t de minerai ont été produits [Bugarel 86]. La mine ést prolongée depuis 1995 par la mine souterraine du Capitoul (extension à l’ouest de la rivière Lergue) [Bugarel 96]. La production en 1995 a été de 485 t d’uranium [CogRa 95]. USINE DE TRAITEMENT DE MINERAI La Simo a exploité l’usine entre 1981 et 1997. Elle traitait du minerai provenant des mines de la concession du Lodévois, enfin [vers la fin ?] seulement celles de Mas Lavayre et de Capitoul [Bugarel 96]. La capacité s’élèvait à 900 ou 1 000 t/an d’uranium. L’usine a traité en tout 4 379 000 t de minerai, contenant 13 584 t d’uranium [Andra 96]. En raison de la teneur en carbonates de ses minerais, Le Bosc était la seule usine en France ayant recours à l’attaque alcaline. Le produit était sous forme d’uranate de magnésie à 70 % d’uranium. EFFLUENTS ATMOSPHÉRIQUES L’usine rejettait des effluents acides et des effluents radioactifs. Selon le CEPN, seuls les effluents radioactifs étaient significatifs. Les mesures de l’exposition externe et de l’énergie alpha provenant du radon 222 étaient plus élevées près de l’usine que la radioactivité du fond, mesurée assez loin de l’usine [Dreicer 95]. DÉCHETS SOLIDES 4 564 000 t de résidus de traitement de minerai contenant 14 238 t d’uranium sont stockées sur le site, la plupart dans deux mines à ciel ouvert. Les mines contiennent également les boues du traitement de l’eau. De plus, le site stocke 823 000 t de minerai pauvre à 0,74 %, contenant 607 t d’uranium. L’activité du radium 226 et du thorium 230 dans les résidus s’élève à 350 TBq [Andra 99; Dreicer 95].. EFFLUENTS LIQUIDES Les effluents liquides provenant de l’usine de traitement de minerai non contaminés par du radium étaient rejetés directement dans la Lergue. Les effluents en provenance de l’usine de traitement de l’eau étaient rejetés dans le Rivernoux via le Riviéral et le Bourgnous. Le CEPN a détecté l’uranium 238 soluble et le radium 226 soluble dans le Rivernoux [Dreicer 95]. RÉAMÉNAGEMENT En février 1999, les travaux de couverture des résidus étaient en cours. Le minerai pauvre a été utilisé comme première couche [Andra 99]. Le démantelement de l’usine aurait débuté au début 1999 et devrait durer environ un an [CogRa 98, p. 24]. |