La France nucléaire: matières et sites

Mary Byrd Davis

 
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LANGUEDOC-ROUSSILLON

MALVÉSI

V. DECHETS SOLIDES

En 1995, la Comurhex a annoncé : “ Jusqu’ici, rien [c’est-à-dire aucun déchet]

ne sortait de l’usine, sauf les fûts de concentrés lavés et écrasés. (...) Aujourd’hui nous développons les évacuations vers l’extérieur ” [CLES 8.ii.95]. Les déchets solides comprennent :

-- des boues de décantation (voir ci-dessus) ;

-- des emballages de concentrés : de 1975 à 1989, les fûts non réutilisables étaient lavés, écrasés, et déposés dans les mines de Margnac et de Peny (Haute-Vienne) (voir Haute-Vienne) ou, depuis 1982, expédiés vers une aciérie de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) pour la refonte [Cogéma 91a]. Depuis 1989, tous les fûts non réutilisables sont transportés vers une aciérie de Fos. Les fûts réutilisables étaient transportés vers une mine près de Lodève [Bloch 96 ; CLES 28.vi.95] ;

--déchets pulvérulents, gravats, et autres déchets “ faiblement contaminés et indécontaminables ”. En 1996, selon l’Andra, ces déchets étaient déposés “ avec l’ensemble des déchets non contaminés de l’usine ” dans une fosse située sur les verses à stériles de l’ancienne mine de soufre [Andra 96]. (L’inventaire 1999 de l’Andra ne mentionne pas ces déchets.);

--matériaux ferreux : les “ boxes de stockage, ” sont cédés après décontamination à un ferrailleur ;

--filtres : quelle en est la destination ? [CLES 28.vi.95] ;

--déchets technologiques en général : “ Les déchets technologiques légèrement radioactifs par contamination à l’uranium sont décontaminés par voie chimique dans un atelier spécialisé ” [Andra 96]. Et les déchets secondaires ?

 

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