LANGUEDOC-ROUSSILLON MARCOULE V. MELOX SA USINE MELOX Objet
:
fabrication de combustible Mox Localisation : environ Exploitant : Melox SA Opérateur industriel : Cogéma, qui est devenue Période d’exploitation : depuis 1995 Procédé : Advanced Micronized
MASter blend (Mimas) Matières premières : oxyde de plutonium et oxyde d’uranium Capacité nominale 195 t/an de métal lourd; la limite autorisée est également 195 t t/an de métal lourd Production
réelle : 111 t de métal
lourd en 2003; 122 t en 2004; 145 t en 2005;
144,6 t en 2006; 125 t (185 assemblages) en 2007; 122.4 t en 2008 Melox est autorisée à utiliser du plutonium contenant jusqu’à 3 % d’américium, autrement dit du plutonium provenant de combustibles retraités moins de six ans auparavant. Pour être utilisé comme composant du Mox, l’uranium peut être naturel, appauvri, ou provenir du retraitement. En 1995 Melox utilisait l’oxyde d’uranium (UO2) que l’usine TU2 de Cogéma produisait par voie humide à base d’uranium appauvri. Melox étudiait la possibilité d’utiliser l’UO2 produit par voie sèche, parce que ce type d’UO2, qui est fabriqué par FBFC, est plus répandu et plus disponible [NucF 6.xi.95]. En 2003 Cogéma utilisait encore l'uranium appauvri. L’usine était initialement composée de deux bâtiments principaux : un pour la fabrication, l’autre pour le traitement des rebuts et déchets. Le deuxième comprend un incinérateur (voir ci-dessous). Dans cette configuration l’usine ne peut produire de combustible que pour les REP. Au cours du mois de juillet 1999, Melox SA a reçu l’autorisation de mettre en service un troisième bâtiment, en fait une extension de l’usine, nommée Melox West Fitting Building (MWFB) ou Aménagement Melox. Le bâtiment en question, qui est adjacent à l’aile ouest du bâtiment de traitement, contient l’équipement permettant de trier les pastilles de combustible, de produire des gaines de diverses conceptions, et d’effectuer le contrôle des éléments combustibles. Associée à l’équipement nécessaire aux préparations de poudres et à la fabrication et à l’assemblage de pastilles de conceptions différentes, déjà présent à l’intérieur du bâtiment de production initial, cette extension permettra à Melox de produire du combustible pour les REB comme pour les REP [Fraize 98]. Etant donné qu’EDF ne possède que des REP, cette production fournit donc un combustible pour l’exportation, particulièrement destiné aux installations japonaises et allemandes qui stockent du plutonium à la Hague. Cogéma avait, dès le printemps 1999, terminé la construction du bâtiment en question, l’avait entièrement équipé, et avait aussi chargé de l’uranium en prévision de l’autorisation à venir[NucF, 16.xi.98; ForP vi.99]. La capacité nominale du nouveau bâtiment est de 30 t de métal lourd/an, mais, s’il était exploité avec cinq équipes de travail, il devrait pouvoir produire 80 t/an . [Takagi 99; Hugelmann 98]. La pression exercée par Dominique Voynet, ministre de l’Environnement, a abouti à ce que le décret d’autorisation de démarrage du MWFB limite la production de l’usine Melox à 115 tonnes d’oxydes par an, c’est à dire la limite imposée par le décret du 24 avril 1990 qui autorisait la création de l’usine. Mme Voynet affirme que la capacité de l’usine ne pourra être augmentée sans enquête publique [NucF 28.vi.99]. Cogéma a déclaré que l’usine Melox pourrait produire, et ce dès le début de l’an 2000, 250 t de métal lourd/an, dont 80 t de métal lourd pour les REB [Fraize 98 ; Hugelmann 98, par exemple]. Si une telle autorisation était accordée, l’augmentation signifierait simplement que l’exploitation de l’usine et du MWFB se ferait en cinq équipes de travail au lieu de deux, comme jusqu’à présent. Le 23 septembre 2002, la DSIN a demandé au préfét du Gard d’ouvrir une enquête publique en ce qui concerne la demande de Cogéma pour l’extension de la capacité de l’usine Melox. Le 3 septembre 2003, la parution du décret modificatif venant amender le décret d'autorisation de création de l'usine a fixé une limite de production de 145 t/an de métal lourd [Con i.04]. En september 2004, Areva NC a déposé une demande d'augmenter la capacité de Melox de 145 à 195 t/an de métal lourd. L'enquête publique s'est déroulé du 18 avril au 17 juin 2006. Le Journal officiel a publié un décret autorisant l'augmentation à 195 t/an de métal lourd le 26 avril 2007 [décret 2007-607]. Au début Melox est presque entièrement automatisée. La plupart des procédures se produisent dans des “ boîtes à gants ” automatisées et scellées. Par conséquent, les employés de l’usine Melox sont largement moins exposés au plutonium que les employés d’usines plus anciennes. Malgré cela, les interventions manuelles sont toujours nécessaires lors de certaines phases du processus. Les principaux risques sanitaires sont liés à l’inhalation de plutonium et d’uranium, mais on trouve aussi des risques d’irradiation externe par rayonnements gamma provenant de l’américium 241, qui se produit dans le plutonium au fur et à mesure de la désintégration du plutonium 241 [Takagi 99]. Les bâtiments peuvent résister à un séisme de VIII-IX sur l’échelle de Mercalli. L’usine Melox est soumise au contrôle d’EURATOM. DECHETS Rebuts Les rebuts seront, en fonction de leur état, soit réintroduits directement dans la chaîne de fabrication à l’usine Melox, soit expédiés à l’Unité de redissolution de plutonium (URP) à La Hague pour la récupération de l’oxyde de plutonium. Melox dispose pour réutiliser les rebuts d'un atelier de rechabotage, et l'usine est dimensionnée pour fonctionner ainsi avec un taux pouvant atteindre 8 % de rebuts (ce pourcentage s'applique probablement à la capacité maximale prévue pour l'usine par Cogema). Effluents gazeux L’usine est autorisée à rejeter annuellement 2 GBq pour l’ensemble des radioéléments dont 74 MBq alpha. Effluents liquides L’usine est autorisée à rejeter annuellement 3,3 GBq pour l’ensemble des radioéléments dont 120 MBq alpha. Les effluents doivent être traités avant rejet par la Stel de Cogema à Marcoule [JO 31.vii.94]. Déchets solides Un incinérateur se trouve/ait dans l’INB Melox. En décembre 1998, une inspection de l’usine Melox de la part de la DSIN « consistait, d’une part , à faire le point sur le devenir de l’incinérateur » [Con ii.98]. Selon une brochure de la Cogéma, Melox et l’environnement en 1999, « Tous les déchets contenant des substances ou matières radioactives sont stockés dans des fûts. Ces fûts sont collectés dans les bâtiments ‘nucléaires,’ puis acheminés vers les usines de COGEMA-La Hague ou COGEMA-Marcoule pour un conditionnement ultime. » Nous ne savons pas si l’incinérateur à Melox a fonctionné ou s’il fonctionne à ce temps. Selon le Rapport Environnemental,
Social et Sociétal 2005 de Melox,
rédigé par Areva, Melox a expédié vers La Hague, Marcoule, et Socodei en 2003 un total de 2735 conteneurs
de --actualisé le 15/08/07
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