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La France nucléaire: matières et sites
Mary Byrd Davis
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LORRAINE
LABORATOIRE DE RECHERCHES GÉOLOGIQUES, MEUSE/HAUTE-MARNE (BURE)
-- en projet
Objet :
études portant sur l’enfouissement des déchets
Type : laboratoire
en profondeur
Localisation :
Bure (Meuse), 45 km au sud de Bar-le-Duc et en
limite avec la Haute-Marne
Exploitant :
Andra
Mise en service
: 2004-
Matières premières
: déchets de haute activité et à vie
longue (si le site est transformé comme prévu en centre de stockage)
Le gouvernement a annoncé le 9 décembre 1998 le choix du village de Bure
comme site du premier laboratoire en profondeur en France. L’Andra y étudiera
“ une couche argileuse continue, aux propriétés apparemment peu variables
dans le plan horizontal ” [CNE 96]. La couche, d’une épaisseur de 130 m,
“se situe entre les profondeurs de 420 m et 550 m.” Des formations
calcaro-marneuses l’entourent [CNE 99]. La Commission nationale d’évaluation
relative aux recherches sur la gestion des déchets radioactifs (CNE) avait
recommandé le dépôt d’une demande d’autorisation de laboratoire
souterrain pour ce site, et la DSIN considérait le site comme “ particulièrement
favorable ”, parce que moins complexe et mieux connu que les autres sites à
l’étude.
Le site s’étend sur 17 ha en surface. Le laboratoire se compose
de plusieurs installations de surface, de deux puits, d’une petite galerie à
la profondeur de -445 m, et, à -490 mètres, d’un réseau de galeries,
comprenant des galeries de reconnaissance [RGN x-xi.99].
En 2004 la recherche a débuté
dans les puits et
dans près d’une
centaine de mètres de
galeries.
En 2005 l’Andra a soumis
au gouvernement
un rapport “Argile 2005” sur
la faisabilité de créer
un site de stockage pour les déchets
de haute activité et de vie longue
dans l’argile.
Selon l’Andra,
le site du laboratoire
est “très faiblement
perméable, homogène sur
une grande surface .
. et n’est affectée
par aucune faille.”
Elle se situe dans
une zone de très faible
sismicité.”
“Les circulations d’eau y sont
quasi nulles et très lentes.”
De plus, Andra déclare
que “ces caractéristiques
favorables se retrouvent
sur une zone de 200
km2 au nord et à l’ouest
du laboratoire” [Andra
2005].
Les agences et
commissions scientifiques officielles
qui ont examiné le
dossier de l’Andra n’ont
rien trouvé qui éliminerait
la possibilité de créer
un site de stockage dans
ou près du
laboratoire, mais elles
déclarent que la recherche
complémentaire est nécessaire
avant qu’une
decision soit prise.
Le rapport de L’Institut de
Radioprotection et de Sûreté Nucléaire
(IRSN), qui conseille l’Autorité
de Sûreté Nucléaire
dans les domaines scientifiques
et technologiques, inclut
les points suivants entre
les informations nécessaires:
définition d’une
“stratégie de reconnaissance permettant
en particulier d’identifier
la fracturation possible dans
la formation hôte et les couches géologiques
qui l’encadrent”; amélioration
des “connaissances hydrogéologiques
en vue notamment de statuer
sur la possibilité ou
non que des transferts
localisés . . . puissent
remettre en cause le caractère
globalement homogène
des écoulements dans
les formations ecadrant la couche
hôte”; amélioration
de “la compréhension du
comportement mécanique
de la roche et les propriétés
physiques et chimiques des bétons.”
IRSN ne peut
confirmer la possibilité de reprendre
aisément les colis de
déchets pendant les deuxièmes
et troisième siècles
après leur enfouissement [IRSN
2005]. La réversibilité
du stockage est
une question importante
pour beaucoup de citoyens français.
En 2006, comme prévue
dans la loi de déchets
de 1991, le parlement débat
un projet de loi
qui déterminera comment la
France
va gérer ses
des déchets de haute activité
et de vie longue.
--actualisé 23-4-06
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