La France nucléaire: matières et sites

Mary Byrd Davis

 
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BERTHOLÈNE -- à l’arrêt

Objet : extraction et traitement du minerai d’uranium

Type : mine et installation de pré-traitement

Localisation : Bertholène (Aveyron), à l’est de Rodez

Exploitant : Société des mines de Jouac, filiale de Cogéma à 100 % ; antérieurement TCM et Scumra

Période d’exploitation : 1981-1994

Matières premières : minerai d’uranium

Production réelle : mine 65 t/an en 93/94 ; lixiviation 40 t/an

MINE

Les travaux souterrains ont eu lieu entre 1981 et 1992 ; l’exploitation à ciel ouvert entre 1981-1994 [InfoU iii-iv.92]. Le site a produit en tout 800 t d’uranium. La production en 93/94 était de 65 t/an [InfoU vii-viii.94]. Le minerai contenait en moyenne 0,15% d’uranium. Selon l’Andra, une partie de la production a été livrée directement à l’usine Scumra de St-Pierre (Cantal) et à l’usine Simo de Bessines (Haute-Vienne), et une partie à été pré-traitée sur le site.

INSTALLATION DE PRÉ-TRAITEMENT\

L’installation a été en service de 1985 à 1994. Le minerai était traité par lixiviation en stalles sur le carreau de la mine. L’uranium, piégé dans des conteneurs de résine, était transporté aux usines de traitement à Jouac (Haute-Vienne) et à Saint-Pierre (Cantal) [Andra 99].

La production s’élevait à 40 t/an d’uranium métal contenu dans les concentrés [Bugarel 86]. L’installation a traité 475 915 t au total [Andra 99].

DÉCHETS SOLIDES

Le site stocke 475 915 t sèches de résidus de traitement contenant 613 t d’uranium. L’activité des 475 915 t est 7,57 TBq en radium 226. Les résidus se trouvent dans un bassin dans la vallée des Balaures (le ruisseau a été dévié), derrière une digue qui n’est qu’un amoncellement de stériles et de déblais de la mine. Les résidus solides sont recouverts de stériles. En 1999 la digue était en cours de remodelage [Andra 99]. En 2000, la première phase de réaménagement avait été achevée, mais le réaménagement du site était encore en cours [Andra 00].

EFFLUENTS LIQUIDES

Les résidus liquides en provenance des conteneurs, étaient traités ‹ insolubilisation du radium et neutralisation ‹ et ensuite déversés sur le dépôt de résidus [InfoU iii-iv.92]. « Aucun étanchement du fond [du bassin] et de la digue n’ayant été réalisé, le principal problème [du site en 1993 était] celui de la contamination des eaux souterraines » [InfoU i-ii 93]. En 2000 les eaux étaient encore traitées avant rejet. Les boues étaient transportées à Jouac pour récupération de l’uranium [Andra 00].

                                                                                              --actualisé 20/8/01