PROVENCE-ALPES-COTE D’AZUR SOCIETE AUXILIAIRE DE TRICASTIN (SOCATRI) Objet/Type: traitement de surface; gestion de déchetsLocalisation: Bollène (Vaucluse) Exploitant: Socatri, , filiale à 100 % d’Eurodif, qui est devenue filiale d'Areva NC Période d’exploitation: depuis les années 70 Matières nucléaires: uranium Les installations de Socrati ont été construites pour réaliser le traitement de surface, en particulier le nickelage, et l’assemblage des pièces chaudronnées pour l’Eurodif. Une reconversion progressive des installations a permis à Socrati de diversifier ses activités, d’abord par la création d’une unité capable d’assurer les fonctions de maintenance nécessaire à l’usine Eurodif, et ensuite par la réalisation d’autres activités orientées vers d’autres clients y compris la Cogéma le CEA, l’Andra, et l’EDF. Elle effectue, en particulier, la récupération de l’uranium dans les solutions ou les matières uranifères ; mais elle réalise l’assainissement, l’entretien, et l’entreposage de divers matériels. Ses activités actuelles comportent des activités industrielles non-nucléaires aussi bien que des activités nucléaire: maintenance, démontage d’ensembles mécanique, démantèlement, et décontamination [CogSoc 00]. Déchets Les déchets solides d’Eurodif comprennent des fluorines contaminées à l’uranium que la Socatri a déposées et dépose encore dans la décharge de Bellegarde (Gard) : en septembre 2000, la décharge comptait 12 068 t (1 070 t étant arrivées en 1999) de déchets fluorés [Andra 00]. Les fluorines proviennent au moins en partie du traitement des effluents des colonnes de lavage dans l’Annexe U d’Eurodif. Socatri rejette les effluents " dans le milieu naturel " après précipitation et filtration de la fluorine. La Base Chaude Opérationnele du Tricastin (BCOT), mise en service en 1987, est incluse dans le périmètre de l’installation de Socatri. Au début, la Socatri exploitait le petit site. L’accroissement des activités a entraîné la nécessité de revoir son statut. En 1993, le site est sorti de l’INB de Socatri (n° 138) et EDF a reçu l’autorisation d’exploiter une autre INB (n° 157) [DSIN 93]. La Bcot acccueille pour maintenance ou expertise des outillages et des matériels provenant des centrales nucléaires. Les déchets métalliques sont entreposés sur l’INB 157 elle-même ou sur l’INB 138. Les déchets nonmétalliques sont évacués vers la centrale de Tricastin [Andra 00]. Les déchets entreposés sur l’INB de la Socatri comprenaient fin 1999 des déchets générés sur Eurodif, des déchets générés sur Socatri pour le compte d’Eurodif, des déchets appartenant à Eurodif et en attente de restitution, des déchets en attente de traitement provenant de Sicn (17,1 t), des déchets traités provenant de l’Établissement de Bourges (312,4 t) et du Centre de Gramat (327,2 t) [Andra 00]. La Socrati est équipée de deux stations de traitement d’eau : la STEU qui traite les effluents contenant de l’uranium afin de ramener leur teneur en uranium en dessous de la limite de 1 mg/l ; et la STE qui traite les effluents chimiques non radioactifs et les effluents radioactifs qui ont déjà passé par la STEU. Après traitement, la phase aqueuse résiduelle est rejetée dans le canal de Donzère-Mondragon. « Socrati étudie la mise en oeuvre d’une nouvelle installation de traitement mieux adaptée aux activités actuelles » [CogSoc 00] Le Centre de Traitement Sud de l’Andra est situé à l’intérieur de l’INB 138, selon l’Inventaire 2000 de l’Andra. En juillet 1999 ce centre entreposait des stocks de 728,2 t de déchets solides et 122,48 t de déchets liquides, tous les deux contaminés en tritium et en carbone 14. Problèmes En février 1998, le directeur a informé la DSIN que la Socatri était à l’origine d’une pollution de la nappe phréatique par du chrome hexavalent. La dépollution a débuté cette année [DSIN 98]. En décembre 1999, M. Hurel de Socatri, a fait le point sur le traitement de la nappe. A cette date, 260 000 m3 d’eau avaient été traités, et les opérations de contrôle avaient été étendues. Les piézomètres situés à l’extérieur de l’usine présentaient des valeurs inférieures à 0,1 mg/l, le seuil réglementaire. À l’aplomb du site, certains points dépassaient encore ce seuil [Cigeet 23.xii.99]. Selon le rapport d’activité 2000 de la DSIN, il s’agit d’une contamination au nickel aussi bien qu’au chrome hexavalent, et le traitement continuait en 2000. Le directeur de la sûreté des installations nucléaires a indiqué qu’il n’avait pas d’objection à ce que Socatri " mette en œuvre une filière industrielle de valorisation, dans une aciérie classique, de ferrailles décontaminées et contrôlées par ses soins, issues d’activités de maintenance et de démantèlement de matériels provenant de l’industrie nucléaire. Ces ferrailles seront utilisées, après couplage avec d’autres ferrailles, pour la production d’aciers spéciaux de construction mécaniques, d’aciers pour roulement, et d’aciers pour ressorts dans l’industrie automobile, les armées et la boulonnerie. La mise en œuvre effective de cette filière reste subordonnée à l’autorisation administrative à cette fin de l’aciérie réceptrice des ferrailles. " Un tel projet soulève la question du contrôle de la décontamination complète des ferrailles [Con vi.99]. Pourtant, il semble que l’on prévoie l’utilisation de ferrailles TFA dans des domaines spécifiques hors de l’industrie nucléaire. Dans la nuit du 7 au 8 juillet 2008, une fuite est
apparue dans l'un des réservoirs de rétention
de la centrale, laissant échapper environ
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