RHÔNE-ALPES CREYS-MALVILLE - SUPERPHÉNIX -- à l’arrêt Objet : production d’électricité et de plutoniumType : réacteur à neutrons rapides de taille industrielle Localisation : Creys-Malville (Isère) 50 km à l’est de Lyon et 110 km à l’ouest de Genève Propriétaire: Nersa (EDF 51 %, Enel [Italie] 33 %, SBK [Allemagne, Belgique, Royaume Uni, Pays Bas] 16 %) jusqu'à la fin de1998; ensuite Electricité de France Opérateur industriel : Electricité de France Période d’exploitation : 1985 - 1998 Combustible : oxydes mixtes uranium-plutonium Matières manipulées : plutonium, uranium Capacité nominale : 1 242 MW électrique brut ; 1 200 MW électrique net Production : 8,2 TWh au total (facteur de charge moyen : 6,3 %)l Le réacteur a été inauguré comme prototype industriel commercial. Les objectifs étaient la production d’électricité et de plutonium. Depuis sa mise en service, jusqu’en 1994, Superphénix n’avait fonctionné que l’équivalent de 174 jours à pleine puissance et, selon le député Bataille, en 1996, il « a collectionné une série impressionnante d’accidents ». Le 3 juillet 1990 le réacteur a été mis à l’arrêt en raison de la présence d’impuretés dans le sodium du cœur. Cet arrêt a duré si longtemps que Nersa s'est vu contrainte de relancer la procédure administrative d’autorisation de fonctionnement, nécessaire après un arrêt de deux ans. Le nouvel arrêté d’autorisation, daté du 12 juillet 1994, a autorisé Superphénix à fonctionner comme réacteur de recherche et de démonstration. Le programme qui couvrait la période 1995-2000 comportait deux nouveaux objectifs : l’évaluation du fonctionnement d’un réacteur à neutrons rapides (RNR) en " consommateur net de plutonium " et l’étude de la possibilité de détruire des déchets radioactifs à vie longue dans les RNR. La démonstration de la capacité d’un RNR à produire de l’électricité a toujours été un objectif, mais la production électrique ne pouvait être soumise aux exigences d’approvisionnement du réseau [défi ix.94]. En février 1997, le Conseil d’Etat a annulé le décret du 11 juillet 1994. Suite à cela, la Nersa a déposé une nouvelle demande d’autorisation visant à exploiter le réacteur. En février 1998, le gouvernement a décidé de ne pas accorder cette autorisation, et la Nersa a reçu en avril l’ordre de commencer le processus de mise à l’arrêt définitif. [DSIN 98, p. 303]. Le 30 décembre 1998, EDF a acquis le Superphénix pour un franc symbolique. EDF est responsable pour les frais du démantèlement; mais les partenaires dans Nersa partageront les dettes de Nersa et les frais du retraitement du combustible. Le sodium non radioactif (2200 t), qui était contenu dans les boucles secondaires, les circuits auxiliaires associés et le barillet, a maintenant été déchargé et entreposé dans des réservoirs de stockage sur site. Les 3300 tonnes de sodium radioactif contenues dans le circuit primaire resteront dans le réacteur au moins jusqu’au milieu de l’an 2001. Le déchargement des assemblages combustibles, des assemblages fertiles et des assemblages absorbants, a commencé en décembre 1999 et devrait durer jusqu’au milieu de l’an 2001. [Ener 3.xii.99]. Le déchargement a cependant pris du retard du fait de problèmes liés à des dépôts de sodium résiduel sur les assemblages. De fait, fin avril 2000 (soit 5 mois après le début des opérations de déchargement prévues initialement sur 18 mois), seulement 33 des 650 assemblages du cœur avaient été déchargés --actualisé 8/24/01 |