RHÔNE-ALPES SAINT-PRIEST-LA-PRUGNE (FOREZ, BOIS NOIRS - LIMOUZAT - FOREZ) -- à l’arrêt Objet : production d’uraniumType : mine, en partie à ciel ouvert, en partie souterraine et usine de traitement de minerai Localisation : Saint-Priest-la-Prugne (Loire) au sud de Vichy Exploitant : mine - Cogéma ; usine - Simo Période d’exploitation : mine 1955-1980 ; usine 1960-1980 Capacité nominale : usine, 480 t/an d’uranium Production : usine, 7 500 t d’uranium L’usine traitait du minerai provenant de mines dans l’ancienne Division minière de Forez qui comprenait le Forez proprement dit et le Morvan [CEAMin 85]. Elle a traité 2 500 000 t de minerai à 2,6 % d’uranium [Desgraupes 91] et a produit 7 500 t d’uranium [Lallement 91]. DÉCHETS SOLIDES Une partie des résidus a été utilisée en remblayage des travaux souterrains (8,25 TBq de radium 226; l’Andra n’indique pas le tonnage) ; une partie, 1 300 000 t, était stockée dans un bassin (74,6 TBq de radium-226) [Andra 99]. L’activité totale du radium-226 et du thorium-230 s’élève à environ 166 TBq. Donc le site, installation classée, devrait être une installation nucléaire de base, selon la réglementation. Le bassin a une superficie de 18 ou 20 hectares et a été implanté dans la vallée de la Besbre, derrière une digue de 500 m de long et de 40 m de haut. Les résidus dans le bassin sont recouverts de 2 m d’eau, sauf, semblait-il en 1993, sur les bords [InfoU iii-iv.92]. La digue ne peut pas être considérée « comme une solution à long terme » [Desgraupes 1991]. Elle est « en terre homogène compactée, comportant un massif d’enrochements à l’aval » réalisé avec des stériles [InfoU v-vi.93]. En 1996 la Cogéma a projeté de déménager les résidus entreposés dans le bassin et de les stocker dans l’ancienne mine à ciel ouvert sur le site. Il serait nécessaire d’agrandir la mine qui ne présente qu’une capacité de 300 000 m3. Les travaux de transfert dureraient 7 ou 8 ans. Les élus et de nombreuses personnes de la région ont exprimé des craintes concernant le transfert (dégagement de radon en particulier) et le risque de stockage d’autres déchets radioactifs sur le site [InfoU ix-x.96]. En 1980, l’Andra avait demandé l’autorisation de créer un centre de stockage sur le site. Elle l’a abandonné par la suite. DÉMANTÈLEMENT L’usine a été démantelée, sauf « le hall de l’usine, ateliers et bureaux » décontaminés et cédés à la commune [Andra 96]. J. Pradel, président de la Société française de radioprotection (SFRP) décrit le démantèlement : « Lors du démantèlement de l’usine du Forez, on a trié les matériaux en diverses catégories. Une partie a été remise dans le domaine public, en accord avec le SCPRIŠ Les pièces encore utilisables comme des pompes ont été mises de côté pour servir à dépanner les autres usines. L’essentiel a été transféré dans la carrière puis recouvert de m3 de matériaux. Nous avons ainsi pu démanteler une usine sans faire pratiquement de déchets radioactifs » [Compte 88]. |