RHÔNE-ALPES TRICASTIN/PIERRELATTE I. CEA, LABORATOIRES ET PILOTES D’ENRICHISSEMEN Le CEA a créé le site de Pierrelatte en 1960 pour y construire une usine de séparation isotopique de l’uranium pour usage militaire. En 1976, le CEA a transféré les activités du site à caractère industriel à la Cogéma, mais a conservé des laboratoires et des unités pilotes situés dans la zone nord. En 1979, il a créé le Centre d’études nucléaires de la Vallée du Rhône (Cen Valrho), comprenant ces installations et les installations de recherche et développement de Marcoule. Le CEA a effectué des recherches à Pierrelatte sur le domaine de l’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse et par Chemex, entre autres procédés. Les pilotes du procédé Chemex ont été démantelés. Pendant le démantèlement, le CEA a rasé 1 300 m2 de bâtiments. Les déchets contenaient 400 t de ferrailles, revendues après “ décontamination ” par sablage ou par trempage dans des bains de décontamination, et 45 t de déchets trop contaminés au mercure pour être acceptés par l’Andra. Le CEA y a également étudié l’enrichissement du lithium [CDRPC 94]. En l’an 2000, le CEA y travaille sur l’enrichissement de l’uranium par laser. Parmi les installations pour les études Silva se trouvent les bancs d’essais Isabel, Cordy, Iris et Bras-laser C100 et les suivantes : -- Maeva et Horus, séparateurs, destinés aux études de la vaporisation, de la caractérisation de la vapeur et du reflux de l’uranium et mis en uranium en 1989 ; --Anubis et Apis, bancs d’essais, destinés à l’étude de l’évaporation de l’uranium (physico-chimique et thermohydraulique), mis en service en 1993 ; --Amon, banc d’essais, destiné à l’amélioration du canon à électrons, mis en service en 1994. Les recherches menées à Pierrelatte ne portent pas seulement sur l’enrichissement. En 1999, par exemple, le CEA y étudiait les propriétés de l’eau supercritique pour détruire les effluents organiques par oxydation à haute pression et haute température [CEAD 99]. Effluents et déchets Les rejets gazeux s’élèvent à quelque 10 kBq/an [HC 98]. Selon l’Inventaire 2000 de l’Andra, les déchets solides entreposés sur le site seraient composés de colis de déchets enfouis dans une butte de terre (voir plus loin), de sources radioactives, de quelques 1237 fûts ainsi que des bennes de déchets TFA contaminés de l’uranium naturel (66,2 kg), et de 206 fûts de déchets issus du procédé Chemex et contaminés par de l’uranium et du mercure. |